Le blog CentralWEB Référencement Naturel : Trafic Organique et SEO | CentralWeb L’indexation sémantique latente, le mirage du seo

L’indexation sémantique latente… qu’il s’agisse de twitter ou de blogs vous en avez déjà entendu parler, surtout ces dernières semaines.

Une flopée d’articles a surgit de nulle part où certains experts seo y allaient de leur savoir quant à la relation étroite entre l’ISL et le SEO. Des experts suffisamment ambitieux pour qui invoquait même l’existence des mots-clés ISL.

Par cet article nous allons clarifier les choses dites sur l’indexation sémantique latente. A-t-elle par exemple réellement un intérêt dans votre stratégie de référencement naturel ?

Revenons d’abord aux balbutiements du LSI et de son fonctionnement

Les origines de l’indexation sémantique latente

Malgré l’afflux massif d’experts l’indexation sémantique latente ne date pas d’hier, en fait elle date des années 80. A cette époque cette méthodologie mathématique est pensée et créée pour améliorer la précision de la recherche d’informations.

Pour se faire l’ISL se base sur la méthode dite de décomposition en valeur singulière. Un terme complexe pour un procédé simple qui joue sur l’analyse de données destructurées au sein de documents. Une fois l’analyse faite, la technique de D.V.S va permettre d’identifier les relations entre les concepts (sémantiques) des documents.

Charabia mis de côté, on peut dire que cette méthode de recherche permet de trouver les relations sémantiques profondes entre des documents. Le but étant d’optimiser la compréhension de l’information (l’indexation pour le moteur de recherche).

Une étape dans la progression des moteurs de recherche

L’indexation Sémantique Latente a été plus qu’une simple avancée dans le très fermé monde de la compréhension de texte. Si ce concept a tant bouleversé les choses c’est parce qu’il tenait uniquement compte de la nature contextuelle du langage.

L’ISL est une réponse décisive à d’anciennes techniques et technologies de recherche d’informations incapables de décrypter l’utilisation de synonymes dans le langage naturel.

Rien de mieux qu’un bon exemple pour illustrer de tels propos. Prenez les termes « casse » et « pied ». Pris séparément ces deux termes présentent de multiples définitions, toutes dépendantes de leur thématique. Mais en les associant on obtient le terme « casse-pied » ou « casse pied » selon l’orthographe qu’on lui attribut. Dès lors un nouveau concept sémantique nait.

En tenant compte de l’évolution du langage naturel et de ses nuances, on est en droit de se demander comment les moteurs de recherche comme Google s’adaptent.

Une méthode de recherche d’information parfaite ?

Avec toutes les louanges que l’on peut lui faire, l’ISL présente, comme n’importe quelle méthode, une faille, un défaut. Le sien, elle le trouve dans sa moins bonne efficacité à traiter des contenus dynamiques et de gros volumes de documents.

L’indexation sémantique latente a toujours été préféré pour sa capacité à traiter des documents de petites tailles et des contenus statiques.

Mais c’est bel et bien le seul hic que l’on peut lui attribuer car l’ISL est aussi utilisé pour clusteriser des documents de thématiques proches.

Quelle relation entretient l’ISL avec le SEO ?

Dans la logique des choses et si l’on se remet en mémoire le pavé d’avant, on peut déduire que l’indexation sémantique latente favoriserai l’analyse de synonyme dans un langage et de ce fait leur compréhension.

On continue en se disant que si un échantillon de synonymes était placé dans un document (une page web), l’indexation sémantique latente permettrait donc à Google, pour ne prendre que ce moteur de recherche en exemple, de mieux apprécier le contenu au sein du document.

Ce qui nous amène à penser que la meilleure appréciation d’un contenu par un moteur de recherche, favorise son indexation par ce dernier et du coup son positionnement, CQFD.

Le quart d’heure de gloire des experts en ISL

C’est à partir de cette conclusion que beaucoup se trompent sur le réel impact de l’indexation sémantique latente sur le référencement naturel.

La méconnaissance de cette méthode de recherche a d’ailleurs vu éclore le concept de mots-clés ISL – LSI Keywords dans la langue de Shakespeare.

Remettons de l’ordre dans tout ça. Oui l’indexation sémantique latente a joué un rôle plus ou moins fort dans l’évolution des moteurs de recherche. Oui Google a toujours comme but d’étudier les langages afin d’améliorer sa compréhension de certains contenus dont le contexte sémantique est encore trouble à ses yeux.

Mais…

On clôt le débat

Pas plus hier qu’aujourd’hui, Il n’y a aucune preuve tangible de l’impact de l’ISL sur le référencement naturel.

Et puis entre nous, il y a fort à parier que Google a su bien plus faire évoluer son système d’indexation par l’intermédiaire du machine learning.